Deux sommets, trois cantons et un beau week-end alpin au Sanetsch et aux Diablerets
La météo s’annonce excellente en ce week-end du Jeûne fédéral. Une occasion parfaite pour clore une période estivale caniculaire par deux journées passées dans la fraîcheur des sommets. Initialement prévu à cinq, notre groupe se réduit finalement à trois personnes en raison de maladies et d’accidents. Les objectifs du week-end représentent deux beaux défis pour Anne-Françoise et Chahra, qui devront sortir quelque peu de leur zone de confort. Pour Paul, le chef de course, c’est l’occasion de tester ses capacités en alignant deux longues journées consécutives avec une charge sur le dos, neuf mois seulement après une opération du canal lombaire. Un test qui s'avérera totalement réussi !
Samedi 19 : Le Spitzhorn (2’807 m) et son final technique
Notre première cible est le Spitzhorn. Nous atteignons notre point de départ, le col du Sanetsch, grâce au téléphérique depuis Gsteig. La montée débute dans des pâturages assez raides, avant de progresser dans la caillasse par une sente qu’il faut parfois repérer dans un contexte sauvage et minéral.
Vient ensuite le passage technique : environ 200 mètres de grimpe dans une roche feuilletée aux prises parfois fragiles et instables. Cette montée assez éprouvante est cotée T5+. Vu la configuration des lieux, Paul décide de sortir la corde pour assurer la sécurité du groupe. C'est à ce moment que Frédéric, membre d’une section valaisanne du CAS, nous rejoint. Paul lui propose de s’encorder avec nous, ce qu’il accepte avec plaisir.
Quel bonheur d’arriver ensemble au sommet ! Nous profitons d’une vue imprenable et d’un pique-nique joyeux au soleil, assis sur un banc à côté de la croix. Frédéric effectue également la descente de la partie technique avec nous. Nous bénéficions ainsi de sa bienveillance et de ses précieux conseils pour savoir exactement où poser le pied, car la chute reste ici interdite.
Après 6h30 de course, notre journée se termine comme il se doit sur la terrasse de la jolie Cabane des Diablerets (2’485 m), perchée juste au-dessous de la station intermédiaire de Glacier 3000. Ce bâtiment rustique a gardé tout son charme avec son enveloppe en pierre de taille et son intérieur boisé chaleureux.
Dimanche 20 : La Becca d'Audon (3’123 m), au carrefour des cantons
Après un bon petit-déjeuner, nous partons pour la Becca d'Audon, également appelée Oldehore. C'est une course mixte qui propose une partie glaciaire facile. Nous débutons par la montée soutenue de la Red Run pour rejoindre le col de Tsanfleuron (2’805 m). Le passage sur les glaciers du Sex Rouge et de Tsanfleuron dure environ une heure et exige le port des crampons. Ces glaciers affichent malheureusement une triste mine, et certaines parties cubiques ne doivent leur salut qu'à des bâches de protection.
Arrivés en haut de la combe d'Audon (Oldesattel, 2’729 m), nous empruntons un sentier sinueux et raide pour avaler les 400 derniers mètres de dénivelé. La partie finale traverse une roche bien aménagée et équipée de câbles. Seuls au monde au sommet, nous admirons le panorama exceptionnel de ce point géographique si particulier, situé exactement à la frontière de trois cantons : Vaud, Valais et Berne !
La descente s'effectue par le même itinéraire jusqu'à la cabane. C’est là que nous trinquons au verre de l'amitié, partageant nos ressentis au terme de ces deux jours inoubliables placés sous le signe de l'entraide. Il ne reste plus qu'à redescendre en téléphérique et à rentrer à la maison, des souvenirs plein la tête !
Anne-Françoise Pilet, Chahra Bourara et Paul Schoop, chef de course.
Une journée où l’histoire de l’eau et des bisses
ont accompagné les 40tenaires
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Le Grand Bisse d’Ayent au lieu-dit Le Partset |
Les marcheurs du jour... |
Le Musée valaisan des Bisses à Botyre |
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Après le Vuipay au cœur des Préalpes fribourgeoises du Sud, le Jura sur les hauts de Concises, La Fouly et un petit bout du chemin du Tour du Mont Blanc, les Savolaires sur Morgins et ses délicieuses croûtes au fromage, Rougemont et les bois de résonance, le Musée de l’histoire du ski au cœur du Jura, un autre thème alpestre était proposé cette année aux 40tenaires à savoir l’histoire des Bisses Valaisans présentés et contés au Musée valaisan des Bisses à Botyre commune d’Ayent.
Les bisses font partie de l’histoire du canton du Valais où se mélangent les croyances locales, la religion, la politique, l’économie alpestre. C’est ainsi que tout au long de la visite Tchitcho, Lily Burger, Daniel Rochat, Pierre Deladoey, Jean-Louis Chappaley, Jean-Pierre Burnier, Daniel Dupraz, Jean-Pierre Oberson, Raymond Cherix, Josiane et Marc Antoine Panchaud, Georges Claude Rochat, Monique et Roland Garin, Catherine et Pierre Cosandey, Bernard Grandjean, Huguette et Bernard Wittwer, André Genet, Bernard Chevalley, Willy et Christine Genet, Walter Wyden etPaul Schoop, chauffeur du minibus de la section, ont pu mesurer l’importance de la relation entre l’eau, les êtres humains et les animaux.
En préambule à la journée, les 19 marcheuses et marcheurs ont cheminer en partie le long du Grand Bisse d’Ayent en pensant aux travaux que les autochtones ont dû réaliser pour amener l’eau nécessaire à l’irrigation des prairies, abreuver le bétail ou simplement amener l’eau aux fontaines des villages accrochés aux pentes des montagnes.
Entre temps, les 6 non marcheurs ont réactivé leurs musculatures pour gravir les nombreux et raides escaliers menant aux différentes salles d’exposition où ils se sont remémorer les nombreux bisses le long desquels ils ont marché, les vertigineux comme les plus agréables, aux milieux des forêts de mélèze.
L’ensemble du groupe s’est retrouvé au restaurant du Lac au-dessus d’Arbaz pour partager l’apéro offert par le soussigné et le repas avec les boissons offertes par la Section.
Un chaleureux merci aux chauffeurs du jour qui ont bien accepter les préoccupations du soussigné.
Michel Godel, le 22 septembre 2026
12 septembre 2026
Pointe de Paray et Vanil de l'Ecri
Au rdv de " la dernière 2026" de Catherine Cosandey :
Guillermo, Pascale P, Franck, Véronique.. et sans oublier, le soleil, le ciel bleu, les vautours fauves, un chamois et un bouquetin. Quelle chance !
Départ pour Grandvillard (FR) puis direction Bounavau.Nous nous mettons en marche non loin du lac de Coudré (1330m).Une jolie montée en forêt nous amène au lieu dit " Petsernetse", alpage et sorte de "cirque" imposant au pied de nos deux sommets. Une forte pente bien glissante nous permet d'arriver au col des Rochers de St Jacques. De là nous entreprenons une montée très raide de 417m le long d'une arête pour atteindre la Pointe de Paray (2375m). Une courte pause et nous repartons en longeant le Plan de l'Ecri pour le Vanil de l'Ecri (2376m). Une belle croix en bois et vitraux nous y attend. Le temps d'un pique-nique, d'admirer un panorama exceptionnel à 360° et nous voici repartis pour une descente non moins " radicale" jusqu'à la cabane CAS Bounavau. Nous nous y désaltérons avant de terminer notre parcours.
Merci Catherine pour cette magnifique et non moins exigeante randonnée ; merci à toute l'équipe et ....à l'année prochaine.
Véronique
C’était horrible !
Pas même un petit café ne nous a été proposé en début de course. On s’est perdu. Nous avons longtemps erré dans le brouillard et le froid avant de trouver le début de la voie. Et c’est transis que nous l’avons enfin attaquée. J’ai dû suçoter mes fruits confits à la sauvette sur les 4 KM de l’arête. Notre chef de course a sauvagement dépassé 2 cordées franco-espagnoles. Traumatisées, celles-ci ne sont plus réapparues sur l’arête. A l’heure actuelle les recherches se poursuivent …
… bien sûr, rien de tout cela n’est vrai !
La course était géniale, météo et paysages de rêve, on s’est fait plaisir tout du long, d’abord sur les 4 magnifiques longueurs de grimpe puis sur l’arête longue mais si belle.
François, en chef de course aux petits soins, Johanna en coach avisée et Alexandre en premier de cordée au top
Bref, trop contente d’avoir pu passer cette super journée sur ce beau rocher en si bonne compagnie. Merci à la fine équipe😊
Pascale
Sa 5. Sept. 2026
La Jonction 2'589 m / Chamonix
Visite dans le pays d'à côté, une rando originale par son aspect historique proposée par Nabia, sur les pas des pionniers de l'accès au Mont Blanc.
Commencée sous un ciel un peu gris par une montée en télésiège "Vintage", jusqu'au Chalet des Bossons, la marche commence, 1300m environs à monter dans la forêt, puis dans l'étage alpin, pour finir dans les rochers. Un picnic au sommet face à deux Glaciers, Bossons et Taconnaz qui ne se rejoignent malheureusement plus, un paysage impressionnant en train de se transformer à grande vitesse!
Le soleil apparu au picnic nous accompagnera toute la descente, où nous serons doublés par de nombreux trailers, comme à la montée. Un itinéraire très courru! Donc redescente au soleil, arrêt sur la belle terrasse du Chalet des Bossons, avant de continuer tout tranquillement par le télésiège, suspendus quelques minutes dans la belle lumière de cet après-midi là. Une chouette rando avec une joyeuse équipe!
Nabia, Laetitia, Carole, Anna, Pascale, Sylvie, Véro et moi. Un grand Merci à Nabia pour cette découverte. Un tout autre point de vue de la Vallée de Chamonix.
Magnifique récompense d’une montée exigeante au départ de Morcles-Les Martnaux par La Grand Vire et une sente taillée dans le roc et bien entretenue. Itinéraire non conventionnel, quelque peu technique dans sa partie finale rocheuse. La croix est aussi bien connue des randonneurs à ski… Lorsque la neig est abondante, elle dépasse d’à peine quelques cm. Eté comme hiver le sommet offre une vue magnifique et un moment de repos bien mérité après plus de 3h d’efforts ! Le retour se fait par une petite boucle qui permet contourner la “cheminée” et voir ainsi les anciens forts militaires dont l’un, bien que très rustique, permet encore d’y passer une nuit.
Valentin et Alex Stefan, Paul Schoop CdC et rédacteur.
Giferspitz 2542m et Louwenehore 2477m
La météo étant annoncée meilleure le dimanche que le samedi, c'est le 30 août qui est choisi par Catherine pour nous guider, en boucle, à la découverte de ces deux sommets.
Nous laissons les voitures à Wasserngrat, au-dessus de Gstaad, pour un court trajet en bus jusqu'à Turbach.
D'emblée le sentier est assez raide et nous mène en 3 heures au sommet du Giferspitz, où une famille de lagopèdes s'envole à notre arrivée.
Nous profitons de la vue circulaire sur les pré-alpes fribourgeoises, les Gastlosens, les hauts sommets bernois et valaisans.
Le pic-nic se fera au sommet du Louwenehore où nous sommes majestueusement survolés par 7 vautours fauves. Face à nous les Alpes s'étirent du Mont Blanc à la Jungfrau.
Nous ne sommes pas au bout des bonnes surprises, le sentier de descente par les crêtes du Wasseregrat est superbe !!! Nous sommes tous unanimes : Véronique G, Franck B, Pascale P, Guillermo, François L, Christine B.
1500m de montée et 900m de descente ; pour épargner nos genoux, le retour aux voitures se fait en télésiège.
Un tout grand MERCI à Catherine pour cette magnifique journée et cette belle découverte.
Christine
22 août 2026 : Le grand Tavé
Jamais 2 sans 3 ! Cela fait la 3ème fois que je mets le grand Tavé au programme des courses :
Cette année, je le remets, je vais refaire la reconnaissance fin juillet et patatras, une belle équipe de 6 participants arrivent au col des Ottanes avec une petite couche de neige, suffisante pour glisser surtout dans un tel terrain de caillasse dans un couloir raide. 4 personnes jeunes nous précédaient et ont également renoncé. L’équipe ne veut pas tenter et n’est pas « chaude » ! Une fois de plus, nous devons renoncer. La sortie nous a quand même permis d’avoir une splendide vue sur le massif des Combins et les participants ne sont pas trop frustrés (c’est ce qu’ils m’ont affirmé !). La montée depuis l’hôtel de Mauvoisin est jolie et nous avons vu de jolis bouquetins. Nous sommes montés sur le « petit Tavé », dénommé ainsi par Pierre, (petite butte en face du Grand Tavé) afin d’avoir une belle vue sur les Combins et la vallée en bas..
En conclusion, on dirait que le Tavé ne veut pas d’une sortie du CAS-Argentine ! Enfin, pour combattre notre frustration, nous avons été manger un bon gâteau aux abricots à l’hôtel de Mauvoisin. Merci à toute l’équipe et à la bonne ambiance : Pierre et Dominique, Sylvia, Sylvie, Nabia et Frank.
Catherine, cheffe de course et rédactrice
Une journée suspendue entre crêtes, gouilles et complicité
Selon l'intitulé de la course du jour, « des crêtes et des gouilles », le décor était planté pour une magnifique randonnée en boucle depuis Thyon 2000. Le coup d'envoi a donné le ton avec une raide montée pour rejoindre les crêtes. Là-haut, le sentier s'est fait plus aérien par endroits. Mont Carré, Mont Rouge puis Mont Loéré se sont succédés. Le regard oscillait en permanence sur les deux versants de la beauté, avec un sublime jeu d'ombres et de lumières, entre nuages et soleil, fraîcheur de l'altitude et chaleur des efforts partagés.
Le point d'orgue de cette ascension restera la vue panoramique au sommet du Crepon Blanc à 2714 m. Quelques photos souvenirs avant la pause pic-nic sous le sommet puis est venue l'heure de la descente. Le chemin serpentait à travers les paysages, invitant l'équipe à zigzaguer joyeusement entre les vaches d'Hérens et les fameuses gouilles : Gouillé Vert, Gouille du Drouc, Gouille Rion et Gouille Long. Ces petits plans d"eaux, pareils à des yeux bleus et roux ouverts sur le ciel, apportaient une touche de poésie à chaque pas.
Pour clôturer cette belle aventure en beauté, le groupe s'est offert la récompense ultime de la journée : le partage d'une délicieuse tarte à l’abricot.
Un immense merci à Laeticia pour l'organisation et un grand merci à Anna, Anne-Françoise, Christine et Nadia pour leur joyeuse compagnie et leur participation à la rédaction du présent récit.
Bivouac sous les étoiles.
Quelle sortie originale!
L'équipe s'est retrouvée toute motivée pour passer la nuit à admirer le ciel et ses étoiles filantes du mois d'août (les Perséides) et vivre une expérience bivouac.
Pour rassurer tout le monde à dormir en pleine nature, Véronique nous raconte qu'elle vient de recevoir un coup de fil : on a retrouvé un serpent dans sa maison ! C'est probablement un signe, il faut dormir dehors.
On a entamé notre montée tranquillement avec des sacs bien chargés pour la nuit: repas et tout le nécessaire pour dormir. On sent la différence par rapport à une randonnée normale!
Charline avait déjà sondé le terrain et avait choisi un emplacement dans une belle clairière avec une vue sur le ciel et ses Perséides pour le soir. Le sol était droit, pour accueillir toute l'équipe. Lors de notre montée, notre cheffe de course nous a partagé quelques autres endroits pour bivouaquer, mais plus en début de saison, et surtout les zones de protection de la faune à respecter.
Après avoir préparé notre lit du soir et l'avoir essayé, nous sommes montés au sommet pour admirer le coucher du soleil et manger notre repas. En guise de bienvenue dans notre campement, nous avons reçu un sachet à crotte pour chien pour effacer toute trace de notre passage. Merci Corinne ! On préfère quand même ton chocolat.
Au sommet, nous avons pu admirer le paysage et beaucoup d'autres détails grâce à nos jumelles. Malheureusement, nous avons également pu repérer quelques malins qui n'ont pas respecté la zone de protection de la faune, et ont monté leur tente pour la nuit.
Nous avons eu droit à un beau coucher de soleil bien coloré et de bons gâteaux préparés maison. Nous avons pu nous allonger et admirer l'apparition des étoiles et constater le nombre important de satellites qui traversent le ciel à toute allure. Ce n'étaient pas nos étoiles filantes. Ces dernières se sont faites rares mais nous avons pu en observer. Une tentative d'admirer le ciel avec un télescope nouvellement acquis n'a pas été très fructueuse. De retour à notre campement, nous sommes tombés dans les bras de Morphée assez rapidement mais en admirant un beau ciel étoilé. C'était silencieux et frais: ah, elle semble loin la canicule !
Chacun s'est réveillé à son rythme après une belle nuit, nous serons finalement épargnés par les moustiques.
On range notre matériel et on monte de nouveau à notre sommet pour profiter d'un petit déjeuner et d'une belle vue matinale. La descente s'est faite dans la forêt sous les chants des oiseaux. Certains ont reconnu le type d'oiseau: merci les Applis.
Après une belle descente dans la forêt, le long d'un cours d'eau, on a été heureux de retrouver les voitures avant la grande vague de chaleur et surtout sans avoir rencontré de serpents.
Tout le monde était ravi de cette initiation au bivouac, minutieusement préparée et gérée. Merci Charline.
Fahd pour l'équipe: Anne-Françoise, Charline, Corinne, Laetitia, Véronique.
La journée débute avec les croissants (merci David) : difficile de rêver meilleure façon de commencer une course ! Avec une équipe de choc et une bonne ambiance, nous voilà partis à l’assaut du Sparrhorn.
La météo est plutôt clémente, mais on prend quand même le temps de la vérifier à plusieurs reprises… histoire de ne pas se faire surprendre ! L’orage n’est finalement pas au rendez-vous : on passe entre les gouttes. Ouf !
La première partie de la montée se fait tranquillement à travers les pâturages.
Puis le décor change : place à la beauté du monde minéral, avec des paysages toujours plus impressionnants. Une jolie découverte qui nous mène vers un panorama splendide où on aperçoit encore un bout du glacier d'Aletsch.
Les paysages sont magnifiques et nous avons avalee les mètres de dénivelé presque sans s’en apercevoir. Comme quoi, quand la vue est belle et l’ambiance bonne, les jambes travaillent toutes seules !
Côté statistiques, la technologie nous réserve encore quelques surprises : selon la montre, nous avons réalisé entre 906 et 960 m de dénivelé. Pour la distance, même précision suisse : entre 9 km et 11 km. C’est beau, la technologie et son exactitude ! 😉
Mais dans toute équipe de choc, il y a forcément quelques petites histoires… Comme :
"Je me suis fait rouler dans la farine par la cheffe de course (on ne donnera pas plus de détails pour préserver les relations au sein du club ! 😉)".
Mais aussi :
"Même sans atteindre le sommet, j’ai fait une magnifique course !" 😍
Au final, une belle journée, bien meilleure qu’au travail, avec de beaux paysages, une bonne ambiance et, pour terminer pour certains, une bonne bière bien méritée.
Bref, une superbe sortie, une jolie découverte, de la bonne humeur.
Une belle journée comme on les aime avec le Club Alpin !
Randonnée à l’Arpelistock – interview des participantes
Catherine, comment as-tu préparé cette randonnée ?
Il y a une dizaine d’années, j’avais fait cette randonnée avec une amie. J’avais trouvé la montée magnifique, avec un paysage presque lunaire. Je m’étais dit : « Voilà une sortie parfaite pour notre section ! » Mais comme je suis entourée de marcheurs très sportifs et toujours motivés, je trouvais l’itinéraire un peu trop court. Cette année, j’avais donc prévu une variante en passant par les Gouilles, ce qui rallongeait le parcours d’environ trois heures. Finalement, en raison des orages annoncés dès 14 heures, nous avons préféré faire l’aller-retour par l’itinéraire classique. Il est maintenant 14 heures… et toujours pas une goutte de pluie ! Tant pis, nous avons privilégié la sécurité.
Sylvie, quel a été ton moment préféré et pourquoi ?
Sans hésiter, la montée ! J’aime quand ça grimpe tout de suite : on entre directement dans l’effort, on avance à son rythme et on se laisse porter par ses pensées. C’est un vrai plaisir. J’ai aussi beaucoup apprécié le moment où nous avons franchi le passage le plus délicat de la descente. À partir de là, j’ai pu me détendre et surtout, j’étais fière de moi d’avoir bien géré ce passage.
Et toi, Anne-Françoise ?
J’ai adoré l’arrivée au sommet. Après tous les efforts de la montée, où il fallait rester concentrées à chaque pas pour éviter de glisser sur les cailloux, quel bonheur d’arriver sur ce plateau plus calme ! On peut enfin souffler, profiter du paysage et savourer le chemin parcouru. C’est un vrai sentiment d’accomplissement. Et finalement, la descente s’est beaucoup mieux passée que je ne l’avais imaginé pendant la montée.
Christine, quel a été le moment le plus difficile ?
Le réveil à 5 h 40 ! Nous avions avancé le départ à 6 h 45 depuis Bex en raison des orages annoncés pour l’après-midi. Au final, le mauvais temps est resté de l’autre côté des montagnes… et la course en vallait vraiment la peine pour la beauté des paysages. Je me suis fait plaisir à prendre les photos.
Catherine, le mot de la fin ?
Il ne pleut toujours pas !
Course raccourcie pour raisons météorologiques. 7,5 km et 780m de dénivelé, 4h aller-retour.
Les participantes : Sylvie, Anne-Françoise, Catherine chef de course et Christine adjointe et rédactrice.
La course initialement prévue au Combin de Corbassière sera remplacée par une course à la journée sur une belle arête rocheuse, celle des Douves Rousses : arête des guides. Notre chef de course se sera creusé la tête à nous proposer des plans couvrants bientôt toutes les lettres de l’alphabet, entre le mauvais état des glaciers, les cabanes complètes et la météo incertaine.
C’est un départ matinal direction Arolla pour éviter de se retrouver sous les orages annoncés à la mi-journée. Le doute s’installe lors de la marche d’approche avec un début de pluie mais c’est finalement sous un ciel dégagé et une température clémente que nous passerons la journée.
Quel plaisir de cheminer sur ce magnifique gneiss, entre dalles, arêtes et cheminées et ce panorama de rêve ! Au sommet, sa majesté le gypaète passe … puis c’est la descente, raide au début et le retour dans la vallée.
Un tout grand merci à François, notre chef de course attentionné, de nous avoir proposé cette magnifique arête. C’était trop bien d’être là 😊 Merci également à Johanna et Léo pour leur enthousiasme et bonne humeur.
Après quelques hésitations de notre chef de course Laeticia au sujet de la météo orageuse, nous partons de Siviez aux environs de 8h. Nous montons jusqu’au barrage de Cleuson et nous admirons sa couleur bleu turquoise derrière des épilobes roses lumineux. Après avoir longé ce lac qu’on ne se lasse pas de regarder, nous poursuivons jusqu’au refuge St-Laurent. Dernier effort pour atteindre le lac du Grand Désert. Arrivées à 11h30, nous pique-niquons devant un panorama de montagnes : Grand et petit Mont calme, la Rosablanche, le Mont Fort et le Bec des Etagnes. Un vent frisquet nous incite à redescendre par le même chemin pour la première partie. Nous bifurquons ensuite vers le sentier de l’ancien bisse de Chervé. Splendide sentier à flanc de côteau parmi les pins, les parois rocheuses, les rhododendrons et myrtilliers, les anciens murs et les vestiges du bisse tout en surplombant le lac de Cleuson et une superbe vue. Nous nous régalons et arrivons au télésiège de la Combatzeline qui nous redescend à Siviez.
Une belle randonnée et une découverte de l’ancien bisse de Chervé : 17,5 km et 950 m dénivelé positif. Météo agréable, entre soleil et nuages avec 3 gouttes de pluie à Combatzeline.
Un grand merci à Laeticia, notre chef de course ainsi qu’à Anna et Damini pour leur compagnie et le partage des discussions.
La rédactrice : Catherine
Nous avons entamé notre randonnée par le célèbre Sentier des Planètes, avant de nous enfoncer dans la forêt, où la fraîcheur des arbres rendait la montée particulièrement agréable. Nous avons ensuite rejoint le chemin menant à l’hôtel Weisshorn, avec un rythme de groupe régulier qui à permis à chacun de profiter pleinement de la sortie.
Mission accomplie côté logistique:) Nous sommes arrivés à l’heure aussi bien à l’aller qu’au retour pour le funiculaire. Et même si le ciel était d’un bleu éclatant, en cherchant bien nous avons tout de même réussi à dénicher un unique nuage! Nous avons aperçu le lac, mais nous avons poursuivi notre montée en direction du sommet, ou nous nous sommes arrêtés pour prendre quelques photos et savourer notre pique-nique. La vue panoramique y était tout simplement gratifiante et récompensait largement les éfforts de la montée. L’heure de la descente se fait sentir, avec biensûr un arrêt au lac avec baignade en prime.
Côté faune la montagne est restée discrète: aucun animal ne s’est montré. De mon côté, j’ai optimisé mon énergie grace à plusieurs tubo-siestes pendant les trajets, ce qui m’a permis d’être en tubo-forme tout au long de la marche. Une très belle journée de randonnée, ponctuée de beaux paysages, bonne humeur, quelques anecdotes mémorables et une glace bien méritée.
Timoté Richard
La Pare (2540 m) – Du soleil, des patous,.. et quelques mètres en plus
À 8 heures précises, notre joyeuse troupe de 11 marcheurs s’élance depuis le Lac Retaud, pleine d’entrain et d’optimisme pour cette longue randonnée vers La Pare.
Le programme initial a été bousculé : le sentier prévu est fermé pour cause de troupeau de moutons, gardé avec un zèle tout professionnel par deux patous peu enclins à recevoir de la visite. Heureusement, Catherine a reconnu – il y a quelques jours, mais sous un autre climat - un itinéraire de contournement aussi efficace qu’élégant, nous évitant toute négociation avec les gardiens à quatre pattes.
La montée démarre très fort. La pente semble vouloir rejoindre le ciel par le chemin le plus direct, tandis que le soleil, manifestement décidé à participer à l’effort, nous accompagne avec une générosité débordante. Le festival floral nous aide à oublier l’effort : gentianes, lys du paradis, rhododendrons, orchis et bien d'autres merveilles colorent les alpages, survolés par quelques milans et parapentistes. Le parcours serpente entre petits lacs, pâturages fleuris et névés qui rappellent que l’hiver n’a pas totalement quitté les lieux.
À 11 h 30, nous atteignons le sommet marqué par une antenne. Certains avaient peut-être espéré une croix traditionnelle ; ils devront se contenter d’un panorama exceptionnel à 360 degrés sur les Alpes environnantes.
La descente se transforme en remontée de quelques 300 mètres de dénivelé supplémentaires. Une petite rallonge qui nous permet de découvrir une autre crête et de prolonger le plaisir des paysages. Nous croisons également les vaches fraîchement arrivées à l'alpage. Pour l'occasion, elles arborent leurs plus belles cloches et de magnifiques couronnes de fleurs.
Bilan de la journée : 17 km, 1278 m de dénivelé, quelques détours prévus, beaucoup de fleurs et une bonne dose de bonne humeur.
Randonnée Tour de l’Argentine- CAS – 13 juin 2026
Notre sortie Tour de l’Argentine ce samedi s’est déroulée sous un temps idéal et avec un
petit groupe sympathique et motivé.
Tout au long du parcours, les paysages nous ont offert un spectacle exceptionnel. Les vues
sur la chaîne des Muverans, le Lion d’Argentine et, après le passage du col des Esserts, sur le
massif des Diablerets, ont suscité l’admiration de tous.
Une agréable pause au Roc du Châtelet suivie d’un repas de midi à Sur Champ, endroit au
panorama remarquable sur le le Vallon de Nant et la chaîne du Muveran, nous ont permis de
prendre le temps d’apprécier le cadre idyllique de cette rando.
La nature était également à l’honneur. La flore printanière illuminait les alpages avec les
premières gentianes, les pulsatilles et de nombreuses renonculacées au sommet de leur
floraison.
Après les efforts de la journée, une dernière halte au refuge Giacomini, à Anzeinde, nous a
permis de nous réhydrater avant la descente finale vers Solalex.
Un grand merci à Charline pour l’organisation parfaite de cette magnifique randonnée ainsi
que pour le partage de ses connaissances, y compris son chouette quiz sur la région. Merci
également à tous les participants, chacun a bien contribué à la réussite de cette belle
journée en montagne.
Le retour du beau temps nous accompagne pour cette sortie à 5. Nous démarrons du Grand Paradis au-dessus de Champéry. Après quelques minutes de mise en jambe, 1er émerveillement à la cascade de la Saufla et son eau tumultueuse de fonte des neiges.
La montée se fait à l’ombre et longe bientôt les impressionnantes falaises et éboulis du Roc Coupé. Le sentier chemine ensuite dans la forêt avant de déboucher dans un pâturage, avec son rustique chalet d’alpage. De là, une magnifique vue à 360° s’offre à nous sur un cirque montagneux.
Nous arrivons bientôt à la passerelle suspendue Belle-Etoile de 55 mètres, construite en 2016, qui surplombe le torrent de La Sauffla.
Nous parcourons la portion de sentier plus plate qui nous mène à la buvette “Refuge de Bonavau” où nous dégustons leurs délicieuses croûtes au fromage, soupes et tartes tout en admirant la vue à couper le souffle sur le Mont Ruan encore bien blanc en cette saison, surplombant la passerelle, les gorges et cascades de La Sauffla.
C’est le ventre bien rempli que nous attaquons la descente assez raide, dans la forêt verdoyante, pour rejoindre notre lieu de départ au Grand Paradis.
Merci les filles : Nicole, Sylvie, Christine, Nathalie - pour votre joyeuse et agréable compagnie ! Rédactrice : Laeticia, cheffe de course comblée.
« Samedi 28 mars 2026.
A priori, le début du printemps mais un vortex polaire s’invite sur la Suisse. Une généreuse couche de poudreuse recouvre les alpes vaudoises et valaisannes et des températures dignes d’un mois de janvier promettent à tous les skieurs l’accès à cette poudre légère qui hante leurs nuits (la neige).
Renonçant à la facilité, Stéphane, notre chef de course, décide d’une expédition en terres italiennes, à la recherche de verts pâturages et de skis de saison ; c’est-à-dire d’une généreuse croûte ventée comme il se doit.
Première étape : le Mont Flassin. Au départ des pistes de ski de fond, nous constatons avec satisfaction que les dernières chutes de neige remontent à plusieurs semaines et que le vent est de la partie. La montée s’entame au gré des discussions entre les braves de l’expédition qui font connaissance. Après une première partie dans le Vallon – qui révèle tout le potentiel de la zone, dont les arbres et la faible pente éloigne le risque d’avalanche – la fine équipe débouche sur un cirque aux multiples possibilités. Destination : le Mont Flassin qui sera atteint aux alentours de 13h. Place alors à une superbe descente mélangeant la croute évoquée avant et – parfois – un peu de neige soufflée. Aucune blessure à l’arrivée, ce qui nous permit de passer sereinement à l’objectif principal du séjour : la gastronomie italienne.
Le Château de Verdun, privatisé pour l’occasion, se révéla à la hauteur de nos attentes. Sur fonds des discussions entre nos deux chefs de course, Stéphane et Chantale, pour déterminer la meilleure option pour le lendemain, pour réussir à finir tout ce qui nous sera servi.
Pour dimanche, ce sera finalement un retour à la Mère Patrie. Nous résignant à faire comme tout le monde, nous mettons les peaux au départ de Liddes pour une montée féérique vers la Crêta de Velle à travers une forêt couverte d’une belle couche de poudreuse. Si nous n’atteindrons pas le sommet, caché dans la brume, une magnifique descente dans la neige fraîche nous permis de clôturer ce séjour en beauté »
Frédérique, Sonia, Fahd, Carine, John, Floriane, Chantale et Stéphane.
Sortie Col de la Roue
Nous étions dix participants réunis autour de Stéphane, et le trajet en bus du club jusqu'à Aminona a permis de faire connaissance.
La première heure, nous sommes montés tranquillement par une route damée et à travers les pâturages, avant d'emprunter un petit sentier au bord d'un ravin, qui s'est ouvert sur notre première vue du col, avec sa pente finale baignée de soleil. Une jolie cascade a aussi attiré l'attention, sans que nous sachions encore que nous passerions peu après par la traversée étroite et escarpée à son sommet !
Une brise froide s'est ensuite levée et le ciel s'est couvert. La pente est devenue gelée et plus exigeante, demandant de la précision dans les traversées. Au replat suivant, nous avons chausser les crampons ? une première pour moi. Plus haut, le soleil entrevu auparavant avait suffisamment ramolli la neige, et Stéphane nous a montré comment retirer les crampons sans déchausser. À noter: fixés à la ceinture du sac, ils peuvent facilement tomber en retirant le sac, et ils aiment bien faire de la luge !
Alors que le col semblait proche, les premiers flocons sont apparus. Compte tenu de la dégradation des conditions et de quelques signes de fatigue, il a été décidé de dépeauter avant le sommet.
Quelques virages plus bas, nous sommes arrivés à une petite cabane offrant le luxe d'une table pour pique-niquer. Et en plus, le soleil est brièvement revenu pour nous réchauffer et adoucir la pente glacée en contrebas. Afin d?éviter les passages étroits de la montée, Stéphane a choisi de repeauter pour rejoindre la route damée, qui nous a conduits jusqu'à une collation bien méritée en terrasse.
Un grand merci à Stéphane pour cette sortie variée, et à tout le groupe pour la bonne humeur !
Olivier, Véronique, Franck, Sylvie, Kathryn, Anne Françoise, Séverine, Carole, Didier, Christine, Stéphane.
3 participantes : Corinne, Nicky et la soussignée, pour cette activité proposée par Charline.
Nous faisons connaissance durant le trajet jusqu'au parking du Col des Étroits, au dessus de Sainte- Croix.
Heureuses de démarrer sous le soleil au-dessus de la peuf, raquettes au pied, nous avons la chance d'observer à la jumelle un rapace dans un arbre puis quelques chamois.
La montée se fait agréablement. Nous sommes dépassées par un ravitailleur à longue et belle barbe de la cabane-resto "La Casba" qui nous vante leur apéritif maison : le Menegetz. Sa composition ne nous détournera pas de notre itinéraire...
Presque arrivées au point culminant du jour, Charline nous fait découvrir la "Pierre de la Paix" sur laquelle sont gravés les symboles de toutes les religions. Elle nous explique également les ondes positives qui circulent à cette endroit.
Agréable pause pique-nique au sommet du Chasseron, animée d’un petit quizz sur les habitudes de la faune en hiver, préparé par notre super GO.
Un dernier coup d’oeil sur le magnifique panorama au-dessus de la mer de brouillard avant d'entreprendre la descente.
Pause gourmande sur la terrasse panoramique du restau Les Avattes. Ohhh les gros et gourmands cornets à la crème !
Sur la route, dans un contour en épingle, nous découvrons une harde de chamois qui se laisse tranquillement photographier.
La cerise sur le gâteau de cette belle rando.
Laeticia
Randonnée raquettes : le Folly (1730 m) le 7 février 2026
Une joyeuse équipe féminine de 4 sportives commence leur randonnée au parking des Pautex sur la route qui mène aux Pleiades. Crampons ou raquettes aux pieds, nous partons sur un large chemin forestier. Après ½ h de marche, nous mettons les raquettes car nous avons à notre grand étonnement une superbe poudre et la trace se fait rare. Nabia, notre chef de course nous fait une superbe trace et nous passons par Monbrion, Plan de châtel et après 2 bonnes heures dans des champs de neige inattendus, nous atteignons le sommet du Folly avec un immense plaisir avec une belle météo (brouillard mouvant sur le lac et soleil au sommet). Nous redescendons et nous pique-niquons vers un chalet à louer, « le bivouac » et reprenons notre descente par un autre chemin grâce à la connaissance infaillible de cette région par notre chef de course qui se faufile à travers les sapins, les pentes et nous arrivons à la buvette fermée de La Neuve. Nous terminons cette belle course par un chemin forestier qui nous amène à notre voiture.
Les participantes : Sylvie, Véronique, Nabia notre chef de course et Catherine rédactrice.
Récit de course du 29 janvier 2026
Heureusement pour moi, le repport de la course de la semaine précédente, annulée par manque de neige, m’a offert l’occasion de rejoindre le groupe pour ma deuxieme sortie avec le club, également sous la direction de Philippe. De la neige fraîche était enfin au rendez-vous, mais par précaution notre chef a préféré renoncer à l’ascension du Mont de l’Arpille et a opté pour une balade en forêt au-dessus de Bruson,une découverte pour tout le monde.
Notre convoi de trois voitures est monté avec prudence et anticipation sur une route de plus en plus blanche en direction de la Côt,oû nous étions douze à chausser les skis. La première partie de la montée se faisait dans la poudreuse, à côté de la piste, avec une pente suffisammant raide pour nous obliger à nous entraîner à quelques conversions. on se réchauffait rapidement, aidés par quelques rayons de soleil qui commençaient à percer le brouillard. Puis vint l’entrée dans la forêt, absolument féerique. Des sapins recouverts d’une neige somptueuse laissaient peu à peu place aux mélèzes, dont les couronnes scintillaient sous un givre épais, tandis que le soleil et le ciel bleu gagnaient du terrain sur les nuages. La pente n’étant jamais trop exigente, nous avions tout le loisir de regarder autour de nous et de profiter de ce coin calme et enchanteur : on aurait eu peine à croire que les remontées mécanique se trouvaient si près.
Petit choc toutefois en arrivant au sommet : le bruit du télésiège de l’autre côté, une motoneige qui démarre, et même l’odeur mêlée des gaz d’échappement et des friteuses du restaurant! Qu’importe, nous ne nous sommes pas arrêtés là. En remontant une piste de liaison vers le sommet du téléski, nous avons trouvé un lieu de pique-nique bien plus paisible, avec le luxe d’un banc et de tables, le tout couronné par une vue magnifique sur le Six Blanc, le Mont Rogneux et le Val de Bagnes.
Pour la descente, nous avons suivi le tracé de la piste, mais ceux qui le souhaitaient ont tout de même pu dénicher encore quelques restes de poudreuse sur les côtés et s’amuser dans les bosses.
Kate Lane
Merci Christian pour cette belle découverte régionale.
Compte rendu visite AirGlaciers
Mercredi 29 octobre en fin de journée, les membres du CAS ont eu l’occasion de visiter la base d’AirGlaciers à Sion. Cette société est née d’une sortie en montagne qui a mal tourné. Suite à cet accident, Bruno Bagnoud et 2 associés ont fondé Air
Glaciers en 1965. Habitants notre région et pratiquant la montagne, les vols d’hélicoptères nous sont familiers. Pouvoir visiter les coulisses de cette compagnie est très intéressant et enrichissant : découverte du fonctionnement et de l’organisation de sauvetage ainsi que des divers travaux d’héliportages et de sulfatages.
La flotte d’AirGlaciers se compose de 12 Airbus Hélicoptères H 125/AS350 (appelé écureuil, très maniable qui passe partout d’où son nom) et 4 Europcopter EC135. On a pu voir de près l’écureuil, la voiture du SMUR et les équipements utilisés par les équipes de sauvetage dans diverses circonstances. Au moment de notre visite, l’Europcopter EC135 est parti en intervention, nous l’avons vu de loin rentrer de nuit avec l’équipe de sauvetage à bord. L’équipe se compose en général du pilote, du médecin, du guide et du paramédic qui a double rôle dans l’intervention, il est le lien entre le pilote pendant le vol et sur place, assistant du médecin. Une machine a 5 places max.
Ce qu’on retient de cette visite ? chaque sortie en montagne doit être préparée et adaptée selon les conditions (matériel, météo etc.). En cas d’accident, il faut composer le 144 : il est important de fournir des informations précises : localisation, état de santé afin que le sauvetage puisse être adapté. Pour aider l’équipe à intervenir, c’est bien de savoir réceptionner l’hélicoptère, les informer de la météo sur place : visibilité, vent, possibilité ou pas d’accès sur place etc.
Un grand merci à Thomas GILLES (formateur-infirmier urgentiste) pour la visite, les informations et les anecdotes qui nous ont permis de passer un très bon moment.
Participants : Catherine, Pierre, Nabia, Valentin, Didier, Stéphane, Paul, Sylvie (rédactrice), Laeticia